Le Pont-canal de Briare, l’Usine élévatoire et la Loire.
Pont-canal de Briare et l’usine élévatoire : deux ouvrages d’art du génie français
Situés dans le Loiret, le pont-canal de Briare et l’usine élévatoire illustrent le savoir-faire technique et industriel de la France à la fin du XIXᵉ siècle. Ces deux ouvrages sont classés monuments historiques et sont toujours en service aujourd’hui.
Le pont-canal : une prouesse technique pour éviter la Loire
Le pont-canal de Briare permet aux bateaux de traverser la Loire sans quitter le canal. Grâce à lui, les péniches rejoignent Paris en toute sécurité, sans craindre les crues ou les basses eaux.
Avec 662 mètres de long, il est le deuxième plus long pont-canal de France (après celui d’Agen) et figure parmi les plus beaux au monde. Sa structure métallique, conçue par l’entreprise Eiffel, en fait un symbole de l’innovation industrielle à l’époque.
À l’origine, le canal Latéral à la Loire (construit entre 1827 et 1838) obligeait les bateaux à traverser la Loire via deux écluses :l’écluse de Mantelot à Châtillon-sur-Loire et l’écluse des Combles. La traversée pouvait être dangereuse en période de crue ou impossible en période de basses eaux.
En 1877 le ministre Charles de Freycinet impose un gabarit unique pour tous les canaux français :38,50 m de long sur 5,05 m de large.
Cette décision oblige à moderniser les canaux et à agrandir les écluses. C’est dans ce contexte que naît l’idée d’un pont-canal en fer, plus résistant que les ouvrages en maçonnerie traditionnels.
Les travaux commencent en 1890 sous la direction de l’ingénieur Mazoyer. L’entreprise Eiffel construit les fondations et la maçonnerie. L’entreprise Daydé et Pillé assemble la structure métallique.
Pour relier le canal Latéral à la Loire au canal de Briare, les ingénieurs ajoutent deux dérivations : une vers Briare, l’autre vers Saint-Firmin.
Plus récemment
En 1939, pour ralentir l’avancée allemande, les Français font sauter la deuxième pile du pont. Dès 1941, il est reconstruit et remis en service.
En 2023, une rénovation complète a modernisé ses revêtements et ses éclairages, tout en préservant son style d’origine.
Le pont-canal est un lieu de promenade à pied ou en vélo pour observer les péniches ou la nature plus sauvage de la Loire.
Le canal est toujours utilisé par les plaisanciers et les péniches-hôtels.
Le pont-canal est inscrit aux monuments historiques en 1976, comme les anciens canaux voisins (canal Latéral à la Loire et canal Henri IV).
LE PONT-CANAL DE BRIARE

Construit entre 1890 et 1896, le pont-canal de Briare a été conçu pour permettre aux bateaux de franchir la Loire et de relier les réseaux de canaux du Centre et de la Loire, évitant ainsi les aléas du fleuve (crues, basses eaux, manque de vent, …).

La canal avant la rénovation

Long de 662 mètres, il était, à l’époque de son inauguration, le plus long pont-canal métallique du monde. Le projet a été confié à un groupe d’ingénieurs, dont l’architecte Léonce-Abel Mazoyer (de l’atelier Gustave Eiffel), qui a participé à la conception de la structure en fer.





Le pont-canal de Briare repose sur 14 piles en maçonnerie et est bordé de balustrades en fonte, avec des lampadaires qui rappellent le XIXe siècle avec élégance.




Un seul bateau à la fois.

La tradition veut que l’on fasse sonner la corne de brume pour avertir que l’on entre sur le pont-canal.



Ici l’ancien canal latéral à la Loire. Le pont-canal l’enjambe également.

L’ancien canal mène au port de Briare.

Une prise d’eau (en bas à droite) amène l’eau de la Loire à l’usine élévatoire située au niveau de la cheminée.
L’USINE ELEVATOIRE
Pour garantir un niveau d’eau constant dans le canal, les ingénieurs ont construit une usine élévatoire. en 1895. Ce bâtiment en brique rouge, sobre et fonctionnel, abrite des machines puissantes pour l’époque.
Sa fonction est de participer à l’alimentation du canal de Briare en pompant l’eau de la Loire pour la redistribuer au niveau du bief de partage 45m plus haut (en altitude). Cela évite ainsi les sécheresses et les crues. Un système ingénieux qui assure une navigation fluide toute l’année.
Ce site possède une architecture typique du XIXe siècle caractérisant un patrimoine industriel fluvial.
L’usine élévatoire est toujours en service.

Inaugurée en 1895, l’usine élévatoire de Briare a été construite pour pomper l’eau de la Loire et l’amener au point le plus haut du canal assurant la navigation tout au long de l’année.

Le bassin sur la gauche permettait aux péniches de livrer du charbon pour les pompes. Le bassin circulaire est une fontaine d’embelissement

La cheminée pour la combustion du charbon fait 40 m de hauteur.


À l’origine, l’usine élévatoire fonctionnait avec une machine à vapeur, actionnant une pompe verticale capable de relever des centaines de mètres cubes d’eau en une seule journée.

Aujourd’hui, l’usine a été modernisée, mais son architecture et certaines de ses machines d’époque sont toujours visibles.


Une pompe principale est toujours utilisée pour remplir le canal avec deux pompes d’appoint et se secours.

L’arrivée de la prise d’eau et les pompes.

L’eau est envoyée 2 km plus loin (à la sortie de Briare), à un point culminant, puis ruisselle par une rigole jusqu’au canal, au niveau de l’étang de la Gazonne à Ouzouer-sur-Trézée.
LE CANAL ET LES ETANGS
La réserve en eau est contistituée d’une myriade d’etans, tant$ot grand ou petit, publics ou privés.

La rigole passe au dessus du canal de Briare pour reprendre la direction du nord-ouest.

La rigole à Ouzouer-sur-Trézée.


L’arrivée de l’eau dans le canal

Les étangs du Chesnoy (premier plan) puis celui de la Gazonne et des Baudinières au fond.

Les étangs rythment le paysage de la Puisaye.

La jonction de l’ancien canal latéral et de son nouveau tracé. A droite l’embranchement vers le port de Briare et à gauche en direction du pont-canal.
La rivière La Trézée est détournée pour alimenter le canal et l’embranchement vers Briare.

L’étang du Château du Champoulet

L’étang de la Tuilerie
LE PONT-CANAL DE SAINT-FIRMIN
Une autre pont-canal prolonge celui de Briare. Plus petit, moins impressionnant et enjolivé, il emjambe la route traversant la petite ville de Saint-Firmin, sur la rive opposée à briare (en rive gauche).

Le pont-canal de Saint-Firmin permet au canal latéral à la Loire de franchir la route départementale.
La largeur du canal permet au bateau de se croiser.

L’ouvrage se compose d’une arche de 7 m de large.
PANORAMIQUE 360

